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Rêve de jade : Les jades paysagers de l’ère Qianlong

couv reve de jadeRoland LIN CHIH HUNG

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Résumé

D’une manifestation fulgurante de yang-le ciel, naquit un jour Yu-le jade. Il s’enfonça dans les profondeurs de yin-la terre, se nicha dans l’antre du bienfaisant dragon jaune où régnaient les ascendants du Souverain Yu-le-grand. Yu-le jade s’imprégna de la semence et des veines du dragon pour offrir aux hommes la plus précieuse des pierres, parangon de vertu, de douceur, de droiture, de courage, d’éclat, et de beauté. Aucun qualificatif n’est assez fort pour le nommer : il est parfait, impérial et immortel.

L’empereur Qianlong l’aime. Sa quête commence dans les profondeurs des sites néolithiques et se poursuit jusques dans le lointain Hindoustan. Il se l’approprie pour gagner un peu de ses mérites, provoque la fusion avec le millénaire shanshui-peinture de paysage pour inventer les yushan ou JADES-PAYSAGERS DE L’ERE QIANLONG. A Taïwan, Ye Bor-wen les collectionne et Roland Lin Chih-hung les installe, entre nature et paysage, dans l’esthétique contemporaine chinoise et occidentale.

Table des matières :

Préface de Flora Blanchon
Avant propos de Yeh Bor-wen
– en français
– en chinois
Introduction de Roland Lin Chih-Hung
Première partie : Les jades de l’ère Qianlon
Intro (définition du jade)
Chapitre 1 : Le travail du jade pendant l’ère Qianlong
Chapitre 2 : Les ateliers du jade en Chine
Chapitre 3 : La ateliers du jade de l’Hindoustan

Deuxième partie : Les jades-paysagers
Intro
Chapitre 4 : Artialisation et paysages
Chapitre 5 : La conceptualisation du paysage et des jades-paysagers
Chapitre 6 : Les jades-paysagers de la collection Yeh Bor-wen
Conclusion

 

Le Nouvel Age de Confucius

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Résumé

Le confucianisme a traversé deux millénaires d’une histoire qui lui fit souvent violence. Résistant aux pressions du Premier empereur de Chine, à la rivalité taoïste, à l’invasion du bouddhisme, au positivisme occidental et, naguère, au maoïsme virulent des Gardes rouges, le confucianisme a prospéré malgré tout dans la diaspora et dans d’autres pays asiatiques. Il s’est, notamment, confortablement installé en Corée où il structure en profondeur l’ensemble des relations sociales du pays. Aujourd’hui, on assiste à une véritable réhabilitation de cette école de sagesse prônant le respect des rites et un sens moral strict. Les autorités chinoises viennent d’entamer l’élaboration d’un nouveau canon confucéen pour donner du sens à une société à la fois éblouie par le développement économique et tentée pas des religiosités diverses. En Corée du Sud, le confucianisme, questionné par les évolutions économiques et morales, répond par des recherches universitaires visant à confirmer sa pertinence pour les temps modernes. On mesure mieux les enjeux politiques, intellectuels et spirituels de l’étude renouvelée du confucianisme qui aborde ainsi un nouvel âge de son développement.

Table des matières :

Le nouveau confucianisme contemporain en Chine et en Corée du sud Contemporary Neoconfucianism in China and South Korea

Couverture : Confucius pèlerin : œuvre originale de YE Xin

INTRODUCTION
Flora Blanchon, Université Paris-Sorbonne

Chapitre 1 : Pourquoi un retour ?
Why a come-back ?

Compilation et étude du ‘corpus scripturaire du confucianisme, ruzang’.
Présentation du programme de l’Université de Pékin,
suivi du texte en Chinois.
Compilation et Étude du corpus scrituaire
Study of the ‘Confucianist Corpus, Ruzang’.
Presentation of the Peking University’s Program
Tang Yijié, Université nationale de Pékin, Beida

État, questions et perspectives des recherches sur le confucianisme
dans la Chine contemporaine,
suivi du texte en Chinois
Studies on Confucianism in Today’s China : Past, Present and Trends.
LI Zhonghua, Université nationale de Pékin, Beida

L’Institut de Philosophie et de culture confucéennes à l’Académie
des Études Extrême-orientales de l’Université Sungkyunkwan
The Institute of Confucius Philosophy and Culture Academy of East Asian Studies in Sungkyunkwan University
Rang-Ri Park-Barjot, Université Paris-Sorbonne

Chapitre 2 : Une religion pour les sociétés ?
A Religion for Social Structures

Lettre qui révèle et Lettre révélée.
La glose confucianiste aux antipodes de l’herméneutique biblique
Revealing Script vs Revealed Script (Confucianist vs Biblical Exegesis)
Léon Vandermeersch, EPHE

Un détournement social de la religion : le ritualisme confucéen
Social Diversion of Religion : The Confucian Ritualism
Léon Vandermeersch, EPHE

Confucius and Heaven : Preliminary Considerations for a Religious
Interpretation of the Lunyu.
Confucius et le Ciel : considérations préliminaires
pour une interprétation religieuse du Lunyu
June W. Seo, Université Sungkyunkwan

Dohak in Korean Confucianism
L’École du Dao (Dohak) dans le confucianisme coréen
Suk-won Oh, Université Sungkyunkwan

Chapitre 3 : Les pratiques religieuses dans la tradition
Religious Practices in the Tradition

L’évolution du shidian, le ‘culte’ de Confucius.
Shidian’s Evolution : Confucianist Rituals
Toshihiko Yazawa, University Saitama

Y a-t-il des livres saints dans le confucianisme ? »
Are there holy books in Confucianism ?
Ivan P. Kamenarović, Université Paris-Sorbonne

La Présentation de Confucius comme shengren ‘homme saint’
dans le Fayan de Yang Xiong ».
Confucius as a “saint” (shengren) in the Fayan of Yang Xiong (53 BC. –18AD.)
Béatrice L’Haridon, Doctorante Inalco

L’orthodoxie néo-confucéenne coréenne
de la première moitié de Choson (XIVe- XVIe siècles)
et les interrogations de type religieux : le cas de Yulgok, Yi I (1536-1584)
Korean Neo-Confucean Orthodoxy
in the first half of de Choson (XIVe-XVIe Centuries)
and Religious Interrogations : the Case of Yulgok, Yi I (1536-1584) ».
Isabelle Sancho, Doctorante Inalco

Confucius au cœur des polémiques sur la scène européenne
au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles .
Polemics on Confucius in Europe
round the XVIIth and XVIIIth Centuries
Isabelle Landry-Deron, EHESS

Chapitre 4 : Les chocs de la modernité
The Impact of Modernity

Les mutations de la religion confucianiste (1898-1937) ».
The Transformations of Confucian Religion, 1898 –1937.
Vincent Goossaert, CNRS-EPHE

Chen Huanzhang (1881-1933) et l’invention d’une religion
confucianiste au début de l’époque républicaine ».
Chen Huanzhang (1881-1933) and the Promotion of a Confucian Religion
at the beginning of the Republican Era.
Nicolas Zufferey, Faculté des Lettres de Genève

Chen Huanzhang et l’invention d’une pensée économique confucéenne
Chen Huanzhang : Expanding a Confucian Economic Thought
Thierry Pairault, CNRS, EHESS

L’Éthique confucéenne et l’esprit du capitalisme :
l’exemple des cadres et dirigeants d’entreprises en Corée du Sud
The Confucean Ethics and the Spirit of Capitalism :
the Example of the Enterprises Managers and Leaders in South Korea
Rang-Ri Park-Barjot, Université Paris-Sorbonne
Tae-Sik Rhee, Université Soongsil

Feng Youlan : confucianismes et représentations religieux
Feng Youlan : Confucianisms and Religious Representations
Michel Masson, SJ.

Chapitre 5 : Le Confucianisme post-moderne
Post-modern Confucianism

Le destin du ‘religieux’ dans la pensée néo-confucéenne contemporaine.
The Use of the Word ‘Religion’ in the New Contemporary Confucianism.
Joël Thoraval, EHESS

Conscience du souci et angoisse religieuse
dans le nouveau confucianisme contemporain .
The ‘Sense of Concern’ and religious Anxiety
in Contemporary Chinese Neo-Confucianism
Anne Cheng, Inalco IUF

L’image traditionnelle des enseignants
dans la société coréenne contemporaine.
The traditional Image of the Teachers
in the Korean contemporary Society
Jung-In Kim, Doctorant à l’Université Paris-Sorbonne

Qufu, ville natale de Confucius, un ‘espace sacré’ face aux défis de la modernité
Qufu. Confucius‘s birthplace: “Sacred Space” vs modernity
Roland Lin Chih-Hung, Université Paris-Sorbonne, Consultant UNESCO
Jocelyne Fresnais-Vaudelle, Université de Lyon 3
Sylvie Guichard-Anguis, CNRS

La civilisation post-moderne et la religiosité du confucianisme ».
The Post-modern Civilization and the Religiousity of Confucianism
Young-Jin Choi, Université Sungkyunkwan

Crise et pérennité du modèle confucéen en Corée du sud :
vers la fin de la toute-puissance de l’homme et du père.
Crisis and Durability of the Confucian Pattern in South Korea :
towards the end of Man’s and Father’s Almighty ?
Soo-Bok Cheong, The NGO Times

Glossaire
Bibliographie
Table des illustrations
Table des matières

La question de l’art en Asie orientale

Couv question de l'art

 

Flora Blanchon, (dir.)
Préface de Marc-Mathieu Münch
 
ISBN : 978-2-84050-546-4
Date de publication : 17/03/2008
Format : 16 x 24 cm
Nombre de pages : 482

 

 

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Résumé du livre

Au XIXe siècle, la participation des artistes orientaux aux Salons européens a provoqué des interrogations sur le sens d’un terme comme « art » utilisé par les Occidentaux. Dans cette perspective, les Japonais – les premiers, à  notre avis – ont tenté une adaptation et traduit littéralement par « beaux arts », en créant ainsi une nouvelle nomenclature que les langues asiatiques allaient naturellement intégrer dans leurs catégories classificatoires.
Ce volume entend, en quelque sorte, inverser le débat pour essayer d’interroger la question de l’art en Asie. L’analyse des premiers traités d’esthétiques chinois et japonais, comme les traités indiens, religieux ou traditionnels, du Rigveda ou du Kamasutra, permet d’identifier quelques clés théoriques et pratiques. En outre, une série de questions permet de repérer des permanences dans la perception de l’oeuvre d’art en Asie, dans les conditions de sa réalisation sur les feuilles de soie ou de papier soigneusement enroulées et préservées à  l’abri des regards, dans sa destination et, au fil du temps, dans l’idée de collection et de commercialisation. De l’apprentissage par la copie des maîtres à  l’état d’extase due à  l’ivresse bachique, se dessine progressivement la figure de l’artiste qui peut être un peintre de commande ou un artisan de l’expression de la foi.

Enfin, en ces temps dits de mondialisation, dévoiler les résonances entre les productions contemporaines, qu’elles soient orientales et occidentales, est un exercice délicat auquel ce volume se risque avec des peintres vietnamiens, birmans, coréens, mongols et, bien s»r, de Chine et du Japon afin de souligner les interférences et les correspondances avec des artistes tels que Mark Tobey, André Masson et Henri Michaux.
Peu d’ouvrages ont abordé l’art asiatique avec ce souci d’en identifier l’enracinement profond et, en même temps, d’analyser des exemples concrets de ses manifestations.

TABLE DES MATIÈRES

Marc-Mathieu Münch, Département de littérature, Université de Metz. Préface .p 7

Introduction
Flora Blanchon.p. 13

Première partie : les concepts et les mots
François Chenet Du spirituel dans l’art selon les théories de l’expérience esthétique en Inde et en Occident.
About the Relation Between Art and Spiritual Experience According to the Western and Indian Theories of the Æsthetic Experience.
, Département de Philosophie, Université Paris-Sorbonne.p.23
Irma Piovano L’amour comme art : au-delà du Kāmasūtra
Love as Art, Beyond the Kāmasūtra
, CESMEO , Turin. p.61
Édith Parlier-Renault, L’art de la suggestion : sculpture et poésie en Inde
The Art of Suggestion : Sculpture and Poetry in India
  Département d’Histoire de l’art, Université Paris-Sorbonne –
CREOP S.p. 83
Nicole Vandier-NicolasLa peinture chinoise : la collection John M. Crawford à Paris (janvier-février 1966) Chinese Paintings : John M. Crawford’s Collection in Paris (January and February 1966)
.p..115
Stephen J . Goldberg, Associate Professor, Department of Art History, Hamilton College Art and the Authority of Excellence in Traditional China L’art et l’autorité de l’excellence dans la Chine traditionnelle.p. 123
Michael Lucken, Département Langue et civilisation du Japon, Institut national des langues et civilisations orientale L’évolution du statut de l’oeuvre d’art au début du xxe siècle au Japon à travers les expositions et les sociétés d’art
The Evolution of the Status of Works of Art in early 20th Century Japan seen through the Exhibitions and Art Societies
s.p. 133
Deuxième partie : les pratiques
Flora Blanchon, Département d’Histoire de l’art, Université Paris-Sorbonne – CREOPS. La commande royale et nobiliaire dans la Chine ancienne au travers des inscriptions Royal and Noble Patronage in Early China According to Inscriptions
  p.153
Vincent Lefèvre, conservateur, Musée des Arts asiatiques-Musée Guimet. Les femmes et la commande artistique au Tamil Nadu
Women and Patronage in Tamil Nadu
p.171
Muriel Peytavin-Nicolas, Département d’Histoire de l’art, Université Paris-Sorbonne CREOPS pL’impact de la commande sur la pratique amateur dans la peinture chinoise  Patronage and its Impact on the Practice of the Scholar Amateur Artist in Chinese
Painting
p. 183
Ivan P . Kamenarović, Département d’Histoire de l’art, Université P aris-Sorbonne CREOPS Peinture lettrée et commercialisation: le tournant de la fin des Ming
The Painting of Literati and Commercialisation : the Twist at the End of the Ming Dynasty
..p 209
Éric Lefebvre, conservateur, Musée Cernuschi Collectionner pour transmettre : Ruan Yuan (1764-1849)
Collecting for Posterity : Ruan Yuan (1764-1849)
, Paris.p. 215
Christophe Marquet, Institut national des langues et civilisations orientales –École française d’Extrême-OrienLe rôle des « livres de peinture » (gafu) dans la transmission du savoir artistique au Japon à l’époque d’Edo The Role of Painting Handbooks (gafu) in the Transmission of Artistic Tradition in Edo
Period Japant.p.223
Uta Lauer, Département d’Histoire de l’art, Université de Stockholm.A Portrait of the Artist as a Poor Man -The Significance of Writing on a Banana Leaf Portrait de l’artiste en pauvre homme : la signification de l’écriture sur feuille de bananier
.p251
Laure Schwartz-Arenales, Université Nationale d’Ochanomizu (Tokyo) –Musée National de KyotoLe bois sacré du nirvâna. Essai d’interprétation d’un chef-d’oeuvre de la peinture japonaise de l’époque de HeianThe Sacred Wood of nirvâna. A New Reading of a Masterpiece of the Heian Period
.p.265
Jean-Marie Simonet, Institut des Hautes Études chinoises, Bruxelles. Libres propos sur l’écriture chinoise : le « concept concret »Musings upon Chinese writing : the « Concrete Concept »
p. 285

Léon Vandermeersch, directeur d’études à l’École pratique des Hautes Études Correspondant de l’InstitutL’écriture folle : facette chinoise de l’extase lettrée The Wild Cursive Script : the Chinese Literati’s Path to Ecstasy
.p.293
Isabelle Charleux, CNR S. Peut-on parler d’art mongol ? Icônes et monastères de Mongolie du xvie au début du xxe siècle May we Speak of Mongol Art ? Mongol Images and Monasteries from the 16th to the Early 20th Century
.p 303
Troisi ème partie : Coups et contrecoups
Yi Mijeong, Séoul, diplômée de l’Institut National du Patrimoine, Paris L’histoire de l’art en Corée au xxe siècle. Problématique et complexité de l’étude Korean History of Art in the 20th Century: the Complex Problematics of the Study
.p.333
Nadine André-Pallois, Département Asie du Sud-est, Institut des Langues et Civilisations Orientales..p.345 Le renouveau de la peinture à la laque au Vietnam : l’impact de la colonisation
Lacquer Painting Revival in Vietnam : the Role of Colonisation

Nicolas Idier, Département d’Histoire de l’art, Université Paris-Sorbonne – CREOPS.Un peintre chinois provincial et marginal vu par Pierre Ryckmans A Marginal Chinese Provincial Painter in Focus – Seen by Pierre Ryckmans
p 357
Marie Laureillard, Département d’Histoire de l’art, Université Paris-Sorbonne – CREOPS  Touches japonaises sous le pinceau de Feng Zikai (1898-1975), artiste chinois The Japanese Touch under the Brush of Feng Zikai (1898-1975), a Chinese Artist
.369
Yin Ker« L’art fou », ou l’art moderne birman selon les illustrations de Bagyi Aung Soe(1924‑1990)« Mad Art », or Modern Burmese Art According to the Illustrations of Bagyi Aung Soe (1924-1990). p 387
Chang Ming Peng Impact de la peinture chinoise sur la peinture occidentale contemporaine : trois exemples marquants (Mark Tobey, André Masson, Henri Michaux) The Impact of Chinese Painting on Western Painters of the 20th Century: Three Significant Examples (Mark Tobey, André Masson, Henri Michaux) ,. p.405

La Royauté d’Oudong

La Royauté d’OudongLe royaume d'Oudong

Réformes des institutions et crise du pouvoir dans le royaume khmer du XVIIe siècle

Grégory Mikaelian
 
ISBN : 978-2-84050-597-6
Date de publication : 09/07/2009
Format : 16 x 24
Nombre de pages : 376
 

A la suite du traumatisme provoqué par la prise de leur capitale par les Thaïs, en 1594, les dynastes khmers refondent leurs institutions en adoptant les techniques de gouvernement des vainqueurs. Si, dans le premier XVIIe siècle, la mise en place d’une réforme médiatisée par des codes autorise un redressement spectaculaire de l’appareil d’État, elle entraîne de telles tensions politiques que le pays finit par sombrer dans la guerre civile au cours du second xviie siècle. En imposant un système d’encadrement rigide des hommes, la Couronne a contrarié les structures sociales autochtones préexistantes, déclenchant ainsi une crise structurelle du pouvoir.

Fondé sur l’exploitation de 19 codes juridiques khmers du xviie siècle, restés jusqu’ici ignorés ou rarement étudiés, en raison d’une transcription itérative sur des supports périssables mettant en doute leur fiabilité, cet ouvrage met en évidence le fonctionnement politique des royautés post-angkoriennes.

Grégory Mikaélian est spécialiste d’Histoire moderne de la péninsule Indochinoise. Chargé de recherche au CNRS (Centre Asie du Sud-Est, UMR 8170), c’est son premier livre, tiré de sa thèse de doctorat. Il est par ailleurs co-auteur avec Saveros Pou, de Râmakerti Ier « La gloire de Râma». Drame épique médiéval du Cambodge (2007).

Arts et Histoire de Chine 1

 

Arts et Histoire de Chine 1
Flora Blanchon
(epuisé)
(en réimpression)

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Table des matières :

PREFACE de Léon Vandermeersch

Introduction

Chapitre I : LA CHINE ENTRE LE MYTHE ET L’HISTOIRE

I. La Chine avant le principe dynastique
Il. La protohistoire chinoise

Chapitre II: LES PREMIERES DYNASTIES ROYALES
1. Les trois dynasties royales et le principe dynastique en Chine
II. La société Shang-Yin
III. L’archéologie Shang-Yin

Chapitre III: LES ZHOU de 1025 à 450
1. La dynastie Zhou
II. Les hégémonies ou «Printemps et Automnes»
111. L’archéologie des Zhou et des Printemps et Automnes

Chapitre IV: LES ROYAUMES COMBATTANTS
1. L’histoire des Royaumes combattants
II. Les transformations liées aux guerres
III. L’archéologie des Royaumes combattants

Chapitre V. LES COURANTS DE PENSEE SOUS LES ZHOU
1. Une référence commune: le Dao
II. Le courant confucéen
III. L’école de Mo zi et quelques autres écoles
IV Le courant taoïste
V L’Ecole des lois
Le calendrier des tiges et des branches

Bibliographie générale
Table des textes
Table des matières

 

Art et Histoire 2 préface

Art et histoire de Chine 2
Préface
Léon Vandermeersch

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De la fondation de l’empire en 221 av. J.-C., à la prise de Jiankang – aujourd’hui Nankin – par les Sui, qui marque la fin des Six Dynasties en 589 ap. J.-C., l’histoire de la Chine couvre six siècles, – ceux qui, en Occident, séparent la deuxième guerre Punique de la fin des Mérovingiens -, au cours desquels l’empire chinois a successivement connu l’une de ses périodes les plus brillantes, sous les deux dynasties des Han dont le nom est d’ailleurs resté attaché à la nation chinoise proprement dite, et l’une de ses périodes les plus noires, avec l’éclatement de l’autorité centrale bientôt suivi de l’occupation de la moitié septentrionale du pays par un ramassis d’ethnies barbares accourues des steppes du Nord et de l’Ouest, de la Mandchourie au Tibet.
Sous les Han, la Chine acquiert définitivement la forme de gouvernement sur laquelle s’appuiera désormais la monarchie impériale : une bureaucratie mandarinale assurément beaucoup plus souple que le système totalitaire d’inspiration légiste instauré sous les Qin, mais néanmoins bien plus fortement centralisée que ne l’était l’organisation féodale du pouvoir instaurée par l’ancienne royauté Zhou. Les Han antérieurs auront raison une fois pour toutes des résurgences de la contestation de l’autorité centrale par les princes impériaux, en réduisant ceux-ci à la condition de simples prébendiers qui, tout au long de l’ancien régime, restera celle des membres de la noblesse impériale. En revanche, à partir des Han postérieurs, l’aristocratie intellectuelle dans laquelle se recrute le mandarinat entre de plus en plus fréquemment en conflit avec la cour, où les intrigues de palais font tomber le pouvoir entre les mains de membres de la parenté des impératrices et d’eunuques complices. Les grandes familles en profitent pour accaparer les postes administratifs et mettre ainsi la fonction publique sous influence : perversion dont le mandarinat chinois restera chroniquement atteint, mais jamais aussi critiquement qu’au cours de la période des Six Dynasties. Le pouvoir impérial n’est plus alors qu’une ombre derrière laquelle le pouvoir réel se distribue entre clans de haut lignage que représentent des fonctionnaires centraux recrutés dans le vivier des protégés des grands propriétaires fonciers provinciaux.
Cependant, dès le règne de Qin Shihuangdi l’empire chinois a atteint les frontières de sa plus grande extension territoriale. La Corée au nord, le Vietnam au Sud, sont conquis et colonisés à grand renfort de familles de bagnards transplantées aux extrémités du pays. Mais à l’ouest de la Grande Muraille, l’émergence d’une grande puissance confédérale d’ethnies ouralo-altaïques – les Xiongnu -, va contrecarrer l’expansion chinoise en Asie centrale. Vis-à-vis de ces rivaux, la politique des Han, faite d’alternance d’expéditions militaires et de pactes que consacrent l’échange de tributs et de dons et l’envoi de princesses chinoises à marier contre la venue de princes barbares placés en otages, se révèle non seulement de moins en moins efficace, mais encore de plus en plus coûteuse. Finalement, l’échec de cette politique comptera comme l’un des facteurs les plus déterminants de la chute de la dynastie, d’abord, puis, après la division de l’empire en trois royaumes suivie d’une brève réunification par les Jin, de la rupture de tout endiguement protecteur devant les vagues d’envahisseurs venus de la steppe.
Ainsi, les huit premiers siècles de l’histoire de la Chine impériale que l’on trouvera traités dans le présent volume sont-ils, dans leur première moitié, ceux de l’apogée de la nouvelle forme de sinité mûrie dans la difficile métamorphose des Royaumes combattants, puis, dans leur seconde moitié, ceux d’un reflux de cette sinité battue en brèche par la barbarie. La première phase est d’abord celle d’une consolidation de l’ensemble des avancées de la civilisation matérielle de la Chine depuis l’époque des Printemps et Automnes. Par exemple, si les premiers instruments aratoires de fer ont fait leur apparition dès les VIIe et VIe siècles, leur usage, et notamment celui du soc de charrue en fer, ne se généralise qu’à l’époque des Han, que marque d’autre part l’introduction, de nouvelles méthodes culturales améliorant sensiblement les rendements. En l’an 2 de notre ère, la population recensée dépasse les douze millions de foyers, atteignant donc presque les soixante millions d’individus, pour 37,68 millions d’hectares cultivés. La capitale Chang’an est alors, avec cent à cent cinquante mille maisons, la plus grande ville du monde, mesurant près de 6 Km d’est en ouest et plus de 6 Km du nord au sud.
Intellectuellement, la Chine des Han s’ouvre par la systémisation des idées des Cent Écoles de l’époque précédente, que réalisent les compilateurs du Huainanzi réunis grâce au mécénat du prince Liu An. Le mouvement des idées s’y poursuit avec les deux grandes synthèses historiques magistralement construites par Sima Qian puis par Ban Gu, et surtout par les développements apportés au confucianisme érigé en idéologie d’État, avec ses docteurs patentés, ses écrits canoniques définitivement arrêtés, son orthodoxie définie par les conciles du pavillon du canal de Pierre (51 av. J.-C.) et du pavillon du Tigre blanc (en 79 av. J.-C.). La littérature est portée à la perfection dans les deux genres poétiques qui caractérisent l’époque : celui des récitatifs descriptifs appelés fu, dans lesquels s’est illustré le grand Sima Xiangru, et celui des poèmes à chanter collectés par le Service de la musique (Yuefu), dont les plus beaux sont alors des pièces anonymes d’origine populaire.
Le sens artistique trouve son expression matérielle dans un artisanat d’art qui, grâce à l’habileté des bronziers, des laqueurs, des céramistes, des tisserands, sait donner aussi bien aux mille objets courants d’usage domestique qu’aux ustensiles de cérémonies, religieuses ou profanes, une grande élégance de forme et une décoration aux motifs particulièrement raffinés : les miroirs de bronze, par exemple, n’ont jamais été et ne seront plus jamais aussi parfaits que sous les Han. De plus, le goût de l’époque pour l’imagerie légendaire et historique a entraîné le développement foisonnant de dessins anecdotiques sur tout ce qui peut s’historier au trait gravé ou peint: larges briques des palais et des tombeaux, pierres des monuments, bannières funéraires… C’est ce qui aboutit au grand art statuaire des Han, en bas-relief ou en rondebosse, dont le plus bel exemple est sans doute le groupe monumental érigé en 117 av. J.-C. sur la sépulture du général Huo Qubing, près de Chang’an.
La longue crise du régime impérial pendant les siècles suivants n’a pas empêché le confucianisme et la culture classique chinoise de se maintenir en profondeur ; au point même de gagner à la sinité, en les y acculturant, les conquérants barbares des territoires perdus du Nord. Mais cet ancrage profond dans la tradition est complètement submergé, au niveau des moeurs et des pratiques courantes, par une puissante vague de renouvellement des modes de vie et des modes de penser. Dès les Han orientaux, le taoïsme avait pris une forme religieuse tout à fait inédite. Un peu plus tard arrive de l’Inde le bouddhisme, qui ne tarde pas à se répandre dans tous les milieux, popu-
laites ou intellectuels, aussi bien sous les dynasties chinoises du Sud que sous les dynasties barbares du Nord. D’autre part, alors que les guerres incessantes et les renversements dynastiques qui se succèdent ruinent partout l’économie, jettent constamment d’une région à une autre des foules de réfugiés réduits à la misère la plus effroyable, désertifient les campagnes, multiplient les horreurs que sème la sodaltesque, bref, font de l’existence même le plus précaire des biens – durant les quatre siècles qui séparent les Han des Sui, la population non seulement n’augmente pas mais tombe de soixante à quarante millions d’individus -, une mince couche de privilégiés entourant les cours du Sud déploie un luxe extravagant auquel l’art et la littérature de l’époque empruntent leur extrême préciosité formelle. Pourtant, c’est alors que la calligraphie atteint le sommet de sa grandeur, chez Wang Xizhi, et la sculpture sa plus haute sérénité, dans l’art bouddhique des Wei qui restera inégalé.
Ce rapide repérage suffira à donner quelque idée de l’ampleur des métamorphoses par lesquelles passe la Chine, prétendument immobile, pendant que l’Occident évolue du monde de la Rome de Scipion au monde du Moyen Âge germano-mérovingien. Remercions les auteurs, Isabelle Robinet, Jacques Giès, André Kneib, et plus particulièrement, Flora Blanchon de nous donner, après le beau volume consacré à la Chine pré-impériale, cette nouvelle synthèse magistrale de la période suivante de l’histoire de la Chine, dont la complexité n’aurait pu être traitée sans la parfaite maîtrise sinologique que reconnaissent aux auteurs leurs collègues et leurs étudiants.
Léon Vandermeersch

 

Arts et Histoire de Chine 2

 

Arts et Histoire de Chine 2
Flora Blanchon (dir)
 Format 16/24, 496 pages
ISSN:1242-5761, ISBN:2-84050-123-6

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Table des matières :

Préface de Léon Vandermeersch

Introduction
Chapitre I : LA PREMIÈRE DYNASTIE IMPÉRIALE(221 – 206 av. J.-C.)
I. Qin Shihuangdi : le Premier empereur
II. Les principales découvertes archéologiques des Qin
III. L’armée du Premier empereur de Chine
Bibliographie

Chapitre Il: LES HAN ANTÉRIEURS OU OCCIDENTAUX
(206 av. J.-C. – 8 ap. J.-C.)
I. L’histoire politique, économique et sociale
II. La politique extérieure: une nouvelle définition de l’espace chinois
III. Chang’an cheng, la capitale des Han antérieurs
Bibliographie

Chapitre III: LES XIN (9 – 23) ET LES HAN POSTÉRIEURS OU ORIENTAUX (25 – 220)
I. La dynastie Xin (9 – 2I).
l. Les Han postérieurs ou orientaux (25 – 220)
III. L’Asie centrale pendant les Han postérieurs
Bibliographie

Chapitre IV: LES COURANTS INTELLECTUELS ET RELIGIEUX A L’ÉPOQUE DES HAN

1. Les lettres et les sciences
II. Le confucianisme pendant la dynastie Han (1. Robinet)
III. Le taoïsme pendant la dynastie Han (I.Robinet)
IV Les rites et les croyances
Bibliographie

Chapitre V : LES DÉCOUVERTES ARCHÉOLOGIQUES HAN
I. L’architecture funéraire
II. La préservation des corps
III. Les objets déposés près du défunt
IV Le mobilier funéraire
V Les sites de la périphérie
Bibliographie

Chapitre VI : LA PREMIÈRE FRAGMENTATION (220-589)
I. Histoire de la première fragmentation. Le Moyen Âge
II. Le bouddhisme (I. Robinet)
III. L’École du Mystère et les courants taoïstes (I. Robinet)
Bibliographie

Chapitre VII: L’ART MÉDIÉVAL
I. Les aspects artistiques et littéraires
II. Les temples et l’architecture bouddhiques (J. Giès)
III. Sculpture et peinture bouddhiques à l’époque des Six Dynasties (J. Giès)
IV La calligraphie chinoise (A. Kneib)
V La calligraphie et la peinture à l’époque
des Six Dynasties (A.Kneib)
Bibliographie

CONCLUSION
Bibliographie générale
Table des illustrations
Table des cartes
Glossaire

 

Regards croisées sur le patrimoine

 

Regards Croisés sur le Patrimoine
Sylvie Guichard-Anguis et Maria Gravari-Barbas   (dir)
 
 

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Ouvrage publié avec la participation de la Division du Patrimoine Culturel de l’UNESCO

Le patrimoine, construction sociale de la modernité européenne, connaît depuis la fin des années 70 un élargissement extraordinaire. L’emploi du mot patrimoine agit dans bien des cas comme une référence incontestable, incontournable, exclusive de toute critique. Elle clôt les débats quand elle ne devient pas tout simplement incantatoire.
Mais qu’en est-il hors de l’Europe? Le patrimoine fait-il l’objet de la même attention, le mot recouvre-t-il les mêmes contenus? Peu d’études ont été consacrées à ce sujet. Le livre rassemble les chercheurs spécialisés dans les différentes disciplines et de nombreux pays. Ils y confrontent la diversité des pratiques et des sens patrimoniaux dans un monde où les distances ne cessent de raccourcir et qu’il est urgent d’appréhender dans toute sa complexité et donc sa richesse.

Maria Gravari-Barbas est professeur à l’Université d’Angers et chercheur à l’UMR « Espaces géographiques et Sociétés (ESO) »

Sylvie Guichard-Anguis, chargée de recherche au CNRS, est membre du laboratoire « Espace et Culture » (CNRS/Paris-Sorbonne) et du Centre de Recherche de l’Extrême-Orient de Paris IV Sorbonne (CREOPS).

 

 

 

Art et Histoire de Chine 1 Préface

Art et Histoire de  Chine 1
PREFACE
Léon Vandermeersch

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De toutes les civilisations aujourd’hui vivantes, la civilisation chinoise est la plus ancienne. Ses lettres de noblesse, -et pour les civilisations les lettres de noblesse sont les lettres tout court, autrement dit l’écriture-, remontent à plus d’une trentaine de siècles. Pourtant elle continue de se montrer plus jeune que jamais, si jeune que d’aucuns ne lui donnent que trente ans au lieu de trente siècles, – ceux qui font de l’avènement de la République populaire l’année zéro d’une Chine entièrement nouvelle.
En vérité, l’illusion de vide historique à l’arrière-plan d’une naissance contemporaine à la modernité avant laquelle rien n’aurait réellement compté, est le produit d’une aberration tenace déformant le passé chinois en reproduction répétitive, de dynastie en dynastie, d’un même modèle de société, dépourvue de la dimension réelle de l’histoire. Aucune société n’a cependant changé autant que la société chinoise durant les trois millénaires pour lesquels nous possédons sur elle assez de sources pour en juger. Ne sont problématiques que les catégories permettant de saisir une évolution différente de celle de nos sociétés occidentales, et qui se formule donc difficilement dans les mêmes termes. Les structures puissamment monolithiques de l’Etat chinois des Yin, cimentées par le culte des ancêtres royaux n’ont pas d’équivalent dans l’Occident ancien qui permettent de les désigner. Faut-il qualifier de féodale la société des Zhou, dont les assises sont cependant bien moins territoriales que parentales et matrimoniales ou la société de l’époque des Six Dynasties, dominée par une aristocratie de grandes familles accaparant la propriété foncière mais qui ne sont ni nobiliaires, ni dégagées de la nécessité de faire consacrer leur pouvoir par l’autorité des lettrés ? On parle aujourd’hui volontiers d’empire bureaucratique pour caractériser la Chine impériale. Mais, pour ne rien dire de tout ce qui distingue la bureaucratie des Han de celle des Tang ou de celle des Qing, qu’est-ce qu’une bureaucratie dont les effectifs sont si réduits que la majorité de ses administrés ne la voit jamais, qui a d’ailleurs pour idéal le non-interventionisme et qui, à l’inverse de l’irresponsabilité typique du bureaucrate, est au contraire responsabilisée par voie disciplinaire et même pénale à un degré inouï ?
Assurément la Chine aujourd’hui, passée par une révolution léniniste, lancée dans le développement industriel, subit la mutation la plus profonde de son histoire. Mais peut-on pour autant prétendre approcher le monde chinois actuel en faisant l’économie d’un détour par le monde chinois historique ? Pas plus qu’on ne saurait analyser l’histoire de la Chine abstraction faite du sens que lui donnent les mutations présentes.
Comme disent les Chinois, il faut «marcher sur deux jambes». Le brillant enseignement de Madame Flora Blanchon dont le lecteur trouvera ici la substance aidera à mieux comprendre la Chine présente par la découverte de la Chine passée.
Léon Vandermeersch

Donner, Recevoir, préface

Donner, Recevoir
Préface
Flora Blanchon

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Bien que l’histoire de l’art de l’Extrême-Orient ait été enseigné à la Sorbonne depuis fort longtemps, la chaire qui en porte l’intitulé n’a été créée qu’en 1988. Madame Nicole Nicolas-Vandier qui en avait assuré l’enseignement pendant plus de trente ans en même temps qu’elle était professeur à l’Ecole Nationale des Langues Orientales Vivantes, avait longtemps souhaité cette création et en aurait sans doute été la première titulaire si le temps lui en avait été donné.
Plus récemment, l’Université de Paris-Sorbonne a adjoint à l’enseignement un Centre de recherche. (Centre de recherche sur l’Extrême-Orient de Paris Sorbonne, CREOPS). Une trentaine de chercheurs s’y rencontrent pour échanger leurs données et confronter leurs apports tant sur le monde indien, le monde sinisé, le monde indo-chinois, etc.. Leur dénominateur commun est que chacun ait directement accès aux sources dans la langue locale, classique ou contemporaine.
Ce volume est la première manifestation collective : ils espèrent avec moi que vous lui réserverez un bon accueil. Donner et recevoir a été le premier thème choisi. Il n’est pas le plus facile. Le sachant, nous avons quand même voulu le traiter, certes avec l’ambition d’apporter des informations justes et utiles à nos lecteurs, mais sans prétention, ni présomption. Permettez moi de signaler que ce thème aurait très certainement intéressé Madame Nicolas-Vandier, elle qui avait été l’élève de Marcel Granet.

L’emblème du Centre, on dit aujourd’hui logo, représente un lotus. Cette fleur est l’un des biens communs à l’ensemble de l’Etrême-Orient. Sous son charme nous avions pensé dans un premier temps donner son nom à cette collection. Puis nous lui avons préféré le nom d’ Asies confiant à son pluriel, un peu inusité, le soin de noter la diversité de ce monde qui va de l’Inde au Japon, sans en faire oublier l’unité.

La calligraphie de la couverture (donner en chinois) est due à André Kneib. Le poème japonais a été composé et traduit par Madame Hiromi Tsukui. Je tiens à remercier aussi tout particulièrement Edith Parlier pour la relecture attentive des textes sur le monde indien, Nadine André pour la saisie, patiente, des textes et Marc Orange pour la mise au point des lexiques, ainsi que Susan See-san Lee qui a traduit en anglais les résumés des articles et l’introduction. Enfin, last but not least, merci à Christian, merci à David.

Flora Blanchon